Le sandre au leurre souple « One Up Shad» Sawamura
Fin novembre, la saison du bar se termine, repos biologique oblige, il est temps de passer aux carnassiers et notamment le sandre.
Pour cela Stanley, représentant Ultimate fishing, me donne l'arme fatale, le One Up Shad de Sawamura et qui plus est un nouveau coloris en 4 "qui devrait ravir les traqueurs de sandres et carnassiers en général.
Je monte un hameçon texan Decoy worm 102 plombé sur la hampe pour les postes encombrés et une tête plombée Nail bomb pour les postes plus profonds; ainsi équipé, difficile de passer à côté de sa pêche.
Le temps est exécrable, il pleut depuis plusieurs jours sur la pointe Bretagne, l'Aulne a atteint son niveau maximum et sort de son lit par endroit; les eaux sont troubles, que du bonheur!!
Toutes les conditions sont réunies pour trouver plus facilement les sandres qui sortent de leur cache inaccessible depuis la berge car la pêche en bateau et autre float tube est interdite (cours d'eau à saumon oblige), et viennent se positionner dans les remous, entre les zones à fort courant et les contre courants, là où le poisson fourrage se tient à l'abri, autrement dit le garde-manger des carnassiers.
Maintenant le plus dur reste à faire: trouver le poste où les sandres sont actifs, car ils se déplacent souvent d'un poste à un autre pour chasser.
Il faut peigner toutes les zones potentielles avec minutie, inutile de trop s'attarder pour autant sur un poste qui ne donne aucun résultat et passer au suivant.
L'animation du leurre doit être lente avec des temps d'arrêt de plusieurs secondes sur le fond et rester concentré en permanence dans l'attente du « toc » discret bien connu des pêcheurs de sandre.
Après deux heures de prospection infructueuse enfin, une petite touche timide et à mon grand étonnement, je sens comme un poids qui se déplace, le poisson garde le One Up en bouche, je ferre « Pendu!! ».
Je joue un peu avec et prends plaisir à tenir mon premier sandre de la saison, séances photo entre deux averses et remise à l'eau en dehors de la zone pour ne pas perturber le banc.
D'autres sandres viendront goûter au leurre et ce, pendant une bonne demi-heure, puis plus rien.
Le banc a bougé, plus la moindre touche, j'insiste tout de même un peu.
Dix minutes passent puis, « touche!» plus violente cette fois ci, le combat n'est plus le même; des rushs plus appuyés, maître esox lucius m'a rendu visite, et a également succombé au charme du One Up.
Par chance, le leurre est piqué au ras des lèvres, ma pointe fluoro en 25°ne subira pas de dommage.
Un petit brochet tout jusque maillé (60 cm) qui retournera également dans son élément.
J'en reste là pour aujourd'hui, et repars le sourire aux lèvres avec déjà dans la tête mon plan de bataille pour la journée de demain.
Le lendemain
"No comment"

